Plongée sous-marine à Porquerolles

Un WE prolongé, et c’est l’occasion pour moi de découvrir la plongée sous-marine.

Une murène autour de l’île de Porquerolles

Direction l’île de Porquerolles, à laquelle j’accède grâce au bateau taxi. Dépose des bagages à l’hôtel, puis direction la plage pour profiter des rayons du soleil de fin de journée. Une plage de sable, de l’eau claire, de nombreux voiliers au mouillage et une eau étonnement chaude : des conditions idéales pour se mettre ds l’ambiance.

Une plage de l’île

Ensuite, passage au club « Porquerolles Plongée » pour l’apéro. Rencontre des moniteurs qui nous accompagneront les trois jours à venir et vérification de l’expérience des participants : ce sera un baptême pour moi !

Le lendemain matin, rendez-vous au QG pour la remise du matériel : une combinaison néoprène intégrale et une paire de palmes. On aura aussi une ceinture de plomb et un masque qui sont déjà sur le bateau.

Plongée sous-marine autour de l’île de Porquerolles

Présentation du scaphandre (le gros truc qui fait respirer) :

Une bouteille d’air comprimé, et une pieuvre branchée dessus. Une pieuvre, c’est une sorte de bordel avec quatre tuyaux qui en partent (pour moi, une pieuvre ça a huit tentacules, mais ça doit être une ruse de plongeur pour troubler les débutants, alors j’ai fait comme si de rien).  Dans le désordre : un détendeur pour respirer, un détendeur de secours (en cas de panne du premier, ou pour le copain),  un manomètre pour contrôler la quantité d’air qu’il reste et une télécommande pour gonfler/dégonfler le gilet stabilisateur.

Le moniteur de plongée

On emporte tout ça sur le bateau, et on prend la mer jusqu’au spot du baptême : un endroit peu profond avec des jolies choses à voir.
On crache généreusement dans les masques, il parait que ça fait peur à la buée, puis on met le détendeur en bouche et à l’eau!
Même avec la bouteille sur le dos, on flotte sans problème grâce au gilet gonflé d’air. Un petit coup de purge pour le vider un peu et on se met à couler tout doucement.

Au cours de la descente, on équilibre la pression ds les oreilles en se bouchant le nez et en soufflant fort . Ça fait pop et la gêne douleur dans les oreilles disparait.
Au fond, on palme pour se promener dans le récif.
C’est l’occasion de voir les poissons, anémones et étoiles de mer, mais aussi de bien rigoler avec un moniteur qui enchaine les gags. On citera entre autre le peigne-oursin et les oreilles-antennes en algues. Une trentaine de minutes sous l’eau à -6 mètres, c’est un super bon début !

Etoile de mer – Porquerolles

Pour les plongées suivantes, on apprend à gréer les bouteilles : visser les embouts, vérifier le fonctionnement, purger le reste de pression dans les tuyaux…
Et on enchaine pour aller découvrir l’épave d’un cimentier. Ça ne ressemble à rien, mais on rentre dans un pièce de l’épave, on franchit des portes, et on s’amuse même à passer à travers les petites fenêtres. Toute une histoire.

Une épave autour de l’île de Porquerolles

Ensuite, une séance d’exercices techniques : retirer le masque sous l’eau, avoir les yeux qui pique, puis le remettre sur le visage et chasser l’eau en soufflant par le nez. Le masque se remplit d’air et tout revient dans l’ordre. Aussi, quelques exercices de manipulations de détendeurs : le retirer et le remettre, utilser l’embout de secours, respirer a deux sur la même bouteille. Trop l’impression d’être un pro après ça.

Retour au club pour rincer le matériel et recharger les blocs (les bouteilles d’air).
Le soir, c’est parti pour une plongée de nuit avec les confirmés.

En mode commando nocturne sur le bateau

En tant que débutant, j’ai une place sur le bateau pour faire un peu de snorkling nocturne. Je motive une binôme, et c’est parti pour du palme-masque-tuba de nuit.  Les confirmés disaient « PMT », une once de dédain dans la voix. Au fond de l’eau, on aperçoit le faisceau des lampes des plongeurs. En surface, je longe les rocher avec ma lampe de fortune : une frontale puissante dans un Tupperware .

Exploration nocturne dans le faisceau de la lampe

Ça fait l’affaire, on voit pleins de rascasses bien camouflées, et même deux cigales de mer (c’est affreux, j’ai presque eu peur). La boite de la lampe se remplit à moitié d’eau : on la vide et on continue le snorkeling, jusqu’à ce que les « vrais » plongeurs remontent enfin.

Le lendemain, direction l’ile de Porcros pour voir des mérous, des barracudas et se laisser emporter par le courant le long du récifs. Quasiment aucun effort à faire, et une sensation de voler vraiment magique.

Un mérou

BA – RRA – CU – DAS !

L’apres midi, c’est une plongée à Porquerolles qui me donne l’occasion de jouer avec un spirographe : une sorte de touffe de cheveux qui se cache dans son tronc dès qu’on la frôle. On assiste aussi à un combat de bernard l’hermitte maouss-costaud. Avec des pinces genre désincarcération de victimes dans les voitures accidentées.

La palanquée (c’est comme une cordée, mais sous l’eau : les plongeurs aiment bien se la jouer « T’as vu quand je parle tu comprends que dalle ») remonte lorsqu’un des plongeurs arrive sur sa réserve d’air. J’avais fait attention de presque pas respirer, et je suis un peu frustré de remonter avec un bloc a moitié plein d’air.

En mode foufou

Dernière plongée du WE, notre moniteur Jean-Luc sort son appareil photo étanche. C’est l’occasion de prendre des poses sympa et d’essayer de faire des figures à plusieurs,  et aussi de se prendre un bloc dans la gueule pendant un essai de natation sub-synchronisée. Au final, c’est du grand n’importe quoi et on se retrouve avec des photos et vidéos bien loufoques.

On n’a jamais respiré notre air si vite qu’à cette plongée n’imp, mais on repart de l’île après un grand moment de fun, qui clôture un week-end inoubliable.

Gorgone

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