Rando à ski en Oisans

Suite à un premier rendez-vous manqué début février avec quelques amis isérois, le rendez-vous avait été pris mi-mars pour un week-end de ski de randonnée.

La formule n’était pas clairement définie (1 ou 2 jours, avec ou sans nuit en refuge) ni le massif (Belledonne, Chartreuse …). La seule certitude était l’arrivée à 23:30 à Grenoble le vendredi soir et le retour de Lyon à 22:30 le dimanche.

Finalement la solution s’est imposée toute seule : la possibilité d’une hospitalité chaleureuse et gratuite à Auris en Oisans a immédiatement clos les débats. La possibilité de louer sur place le matos était un vrai plus mais on y reviendra.

Pour l’itinéraire on vise la Croix de Cassini en passant par le sommet des Grandes Buffes.

Après un transfert en voiture depuis Grenoble (compter une heure) tout le monde est au lit, on espère un réveil matinal, le loueur nous attend à 8 heures.


Samedi matin


8 heures on commence le petit déjeuner, sans stress les touristes !!!

Une heure plus tard on est chez le loueur qui est à 3 minutes à pied, vive les petites stations ! Le loueur récupère le matériel des vacanciers de la zone C annonçant la fin de la période des vacances scolaires.

On commence par les chaussures, d’abord les filles, pour les petites pointures pas de souci, (même si il n’y a pas d’insert, ce qui annonce des fixations « trad », moins agréable à utiliser que les « low-tech » qui ont l’avantage de maintenir la chaussure plus près du ski), pour les garçons par contre j’ai la malchance de chausser du 42 et là je me vois proposer une paire de chaussures de ski alpin classique. Je fais un peu la tête, demande si il n’y a pas un autre modèle, mais pas possible pour cette pointure (pourtant pas tellement exotique) le loueur me répond que ce modèle est très souple et que ça ne posera pas de problème (pour la montée ça reste à voir, mais pour ce qui est de la descente ce n’est pas franchement rassurant).

Pour les skis on trouve donc des fixations trad montées sur des skis classiques (par là je veux dire non paraboliques) sur le coup ça ne m’a pas choqué plus que ça mais on y reviendra plus tard.

Par contre lorsque l’on pose la question des kits de sécurité (pelle, DVA, sonde) là c’est la pas bonne surprise, le loueur ne fait pas, et aucun autre sur la station.

Les conditions météo sont excellentes et l’indice avalanche est de 2-3 et l’itinéraire ne pose pas de problème technique, on n’a pas envie de faire de la piste, on décide faire la ballade quand même.


On charge la voiture direction la chapelle St. Giraud qui est situé à 100m en contre-bas de station pour le départ de la ballade.

Le départ se fait sur une route qui monte doucement vers le col de Cluy, compter une heure pour cette première partie qui permet de se mettre en jambe.

départ

Départ pour la ballade direction les Grande Buffes que l’on voit en arrière-plan.

Arrivés au col commencent les choses plus sérieuses. On choisit l’itinéraire le plus classique qui remonte les Grandes Buffes par le sud, ce qui permet d’éviter les pentes les plus sévères pour l’ascension.

Col de Cluy

Col de Cluy

La première partie est une longue traversée sud-est qui monte assez raide. Puis on remonte plein nord pour atteindre le sommet. Cette dernière partie est plus éprouvante psychologiquement que physiquement, car la pente étant plus douce, plus on monte plus le sommet vous semble loin !

Sommet des Grande Buffes

Sommet des Grande Buffes


Enfin au sommet on obtient enfin notre récompense une vue magnifique (si on excepte les remontées mécaniques de l’Alpe d’Huez), au nord sur le Pic de l’Herpie qui se dresse devant nous, et au sud un panorama qui s’étend du Pic de la Meije jusqu’au massif de Belledonne

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On fait un état des lieux des forces en présence suite à cette première ascension histoire d’envisager la suite. Mais il semble clair que l’idée de monter à la Croix de Cassini qui se présente devant nous a quitté l’ordre du jour.


Après un déjeuner à l’abri du vent derrière la station météo, on décide de redescendre par où nous sommes venus histoire d’éviter le dru dans l’pentu direct après le repas. Bien nous en pris car une fois les peaux de phoque retirées les skis retrouvent leur caractère glissant mais leur profil rectiligne sont quelque peu déroutant pour les habitués que nous sommes à la facilité d’utilisation des skis paraboliques.
Mais après quelques virages on retrouve le planter de bâton et tout rentre dans l’ordre malgré une neige pas toujours au top, et une pente un peu raide pour les skieuses moins à l’aise.
On retrouve la voiture vers 14h30 en se disant que finalement la croix de Cassini n’était pas si loin, tant pis ça donneras l’occasion de revenir.

Infos pratiques :

La station d’Auris en Oisans : http://www.auris-en-oisans.fr/
Le loueur pour les skis de rando : http://auris-en-oisans.skiset.com/
À noter tout de même qu’il est grandement conseiller de s’équiper d’un pack de sécurité ailleurs avant (DVA, sonde, et pelle à neige). Et si vous chausser du 42 en pointure de ville sachez également que vous vous verrez remettre des chaussures de ski classique.

Ci-dessous l’itinéraire de la ballade :

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