Parcours spéléo au Fort de Barchon

En Belgique, le Fort de Barchon se transforme un week-end par an en un gigantesque parcours d’entrainement spéléo. Situé près de Liège, sa proximité géographique nous permet, à nous Français, d’y participer sans grande contrainte. Le Fort de Barchon, c’est quoi ? C’est un camp militaire fortifié désaffecté, un gruyère de galeries et de conduits, bref, un bon début pour des spéléos. Rajouter à cela de nombreuses customisations pour corser les parcours, et vous obtenez une énorme dose de fun !

barchon parcours speleo - campement

Notre campement

Un petit mél sur les listes de diffusion appropriées, et nous voilà 9 franciliens prêts à partir à l’assaut des obstacles belges. On s’y rejoint le vendredi soir, ce qui nous permet de commencer ce WE sportif par un apéro à la bière Belge pour bien se mettre dans l’ambiance, une fois! On monte nos tentes devant le fort, notre campement étant situé juste en dessous de la grande tyrolienne.

Le parcours A, comme Aérien

Ça ressemble beaucoup à un parcours d’acrobranche, avec des ponts de singe, une petite tyrolienne, un passage en hauteur dans une succession de barils à l’horizontal. On notera aussi le passage sur une poutre, ou plutôt un poteau de téléphone, couché en travers d’une allée du fort, de près d’une dizaine de mètres. Pour revenir du bon côté du fort, il faut se mettre à califourchon sur deux cordes parallèles, et réussir à avancer dessus en gardant l’équilibre.

La particularité spéléo, ce sont les vires : un passage suspendu à une corde, placée en hauteur le long d’un mur, sans appui particulier pour les pieds. Comme les belges sont sympa, ils ont placé à intervalle réguliers des mini-échelles souples.

barchon parcours speleo - califourchon

Le pont de corde, à califourchon

Le parcours B, comme Bonne condition physique

On commence quelques obstacles dans les galeries du fort, comme des passages de puits en descendant et en remontant sur corde. Après un grand passage en rampant dans un conduit technique, on ressort à l’air libre en plein milieu d’un champ, à l’extérieur du fort. Ensuite, direction la tour d’air, une tour d’une vingtaine de mètres, située loin du fort mais reliée à lui par le sous-sol pour l’alimenter en air.

barchon parcours speleo - tour d'air acro

La tour d’air, et son parcours aérien

Les détails militaires n’étant pas à l’ordre du jour, on monte à l’assaut de la tour : ateliers de cordes très techniques avec fractionnements, vires, parapluies belges, léger pendule. Après avoir fait le tour de la tour \o/ on peut y rentrer par une sorte de fenêtre blindée, et on descend vers un interminable couloir qui nous ramènera vers le fort. C’est là-dedans que se trouve l’obstacle le plus funky : une chatière, qui débouche sur un bassin, surmontée d’une trappe de sortie.

La technique : se faufiler dans la chatière, attraper une chaine et réussir à prendre appui dessus avec un genou, puis attraper la corde qui pend de la trappe, et enfin utiliser l’équipement individuel pour s’en extraire.

barchon parcours speleo - obstacle chaine

L’obstacle de la chaîne, tout en souplesse

Quelques détours dans les galeries et des remontés sur cordes nous permettront de ressortir à la surface, à l’intérieur du fort.

Le parcours C, comme Couché

Une succession de passage bas, allongée entre deux dalles de bétons, parfois sur une distance qui nous semble une centaine de mètre, avec quelques virages. On a un peu de mal à regarder devant nous, car le casque est parfois trop large pour tourner la tête, mais comme le sol est bien lisse, tout se passe bien.

Le « puits de l’oppo », pour opposition, est très sympathique : des échelons insérés dans deux murs opposés permettent de remonter le puits, les jambes écartées au-dessus du vide.

barchon parcours speleo - tunnel barreaux

Comparé aux parcours couché, c’est haut de plafond !

Le parcours D, comme Divers

Le parcours le plus varié, où l’on rencontre de nombreuses difficultés.Rappel guidé, passage de chatières trèèèès étroites, petites tyroliennes au-dessus des bassins souterrains, descente et remontée sur corde, ou sur échelle souple. Et aussi des passages dans des gros tubes en plastique : c’est difficile car ça glisse énormément, et lorsqu’on doit franchir des passages inclinés qui remontent, même d’une hauteur de seulement un mètre, c’est la grande galère : impossible de ramper en remontant dans le tuyau, on glisse toujours vers le bas. Deux solutions : s’élancer dans une sorte de saut, et s’étaler à l’arrivée pour espérer adhérer sur le plastique, ou bien la jouer « esprit d’équipe » : une courte échelle pour faire passer le premier, qui hisse le second.

barchon parcours speleo - puits exterieur

Rappel guidé

barchon parcours speleo - tuyau

Avec le tuyau qui roule, c’est une grande dose de fun!

Le parcours E, comme Etroitures

Celui-là, je ne l’ai pas fait par pur souci tactique : je m’en garde un peu pour l’an prochain.

barchon parcours speleo - etroiture severe

Ce n’est pas l’étroiture la plus sévère !

Le parcours F, comme Froid

C’est le parcours aquatique : il ne dure pas longtemps, mais c’est surement le plus intense. La combinaison néoprène est fortement recommandée.

On commence par un tube toboggan, qui débouche dans un bassin. Au contact de l’eau froide, on se met tout de suite en route vers la suite : un passage bas, où les petits peuvent marcher courbés, et où les grands doivent avancer à quatre pattes, et inondée d’une quarantaine de centimètres d’eau. Des barreaux dans le passage nous forcent à s’immerger un peu plus pour passer.

Plus loin, le passage de l’angoisse : un passage trèèès bas, avec moins de 10 cm d’air en surface. On s’engage tête la première, sur le dos, et on avance doucement. Ajoutez à cela les vagues que l’on crée et qui peuvent faire boire la tasse, le fait que l’on ne voit pas devant nous, mais seulement le plafond, et l’impossibilité d’arrêter l’expérience en cours de route, et vous obtiendrez un moment de stress intense. Heureusement, le passage ne fait que quelques mètres de long.

Ensuite, un grand bassin avec de l’eau jusqu’au cou, un étroiture en hauteur qui vous fait atterrir dans un autre bassin, le passage d’une porte en apnée, car le haut de la porte est au niveau de la surface de l’eau, et enfin un gros tuyau en plastique à moitié rempli d’eau pour sortir, et c’est gagné.

barchon parcours speleo - aquatique

Le passage aquatique angoissant

Le parcours G comme Peur (j’ai pas compris non plus, c’est belge…)

Un parcours dans l’obscurité totale, en gardant la main sur une main courante, et parsemé d’embûches (lames acérées, animaux venimeux, trucs visqueux, boom’j’t’attrappe et j’en passe).

Une petite photo nous dévoile quand même un peu l’intérieur de cette antichambre de l’enfer.

barchon parcours speleo - fil d'ariane

Le fil d’Ariane, dans le noir total

Le parcours T comme Tyrolienne

Rien de compliqué : une suite de tyroliennes, dont une grande de 150m. C’est l’occasion de faire un coucou aux amis restés boire un coup au campement, pendant qu’on les survole.

barchon parcours speleo - tyrolienne canon

Une petite tyrolienne au Fort Barchon

Le parcours J, comme… Jupiler

Belgique et week-end spéléo, deux bonnes raisons pour décapsuler quelques (caisses de) bières. Ce parcours-là a été brillamment réussi par tous nos acolytes.

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